Le troisième numéro du nouveau magazine municipal, publié et distribué cet été, présente en pages 12 et 13 un dossier «action sociale» intitulé « 24h avec le Centre Communal d’Action Sociale » (CCAS).

La présentation met en lumière les activités sociales du CCAS en décrivant les nombreuses activités du « pôle social » et en présentant les travailleuses sociales qui assurent le suivi social. Cette présentation est bienvenue car il est important que les Saviniens soient informés de l’activité de la Ville et du travail considérable de nos fonctionnaires dans ce domaine de l’action sociale, en particulier celles et ceux qui restent isolés avec leurs difficultés alors que les services du CCAS et des Maisons de la Solidarité gérées par le Département peuvent les accueillir, les écouter et les accompagner.

Toutefois un zoom présenté comme une simple information « Le saviez-vous? CCAS prend en charge les personnes isolées » (page 12) traduit en fait des choix politiques contestables du CCAS et de la Ville.

Pour la majorité municipale animée en ce domaine par M. Daniel Guetto, adjoint au Maire et Vice-Président du CCAS, le CCAS, soit la Ville, attribue des aides facultatives aux personnes sans enfant ou avec des enfants de plus de 21 ans et le Département de l’Essonne aide les autres familles. Cette stricte « répartition » entre les deux structures est très défavorable aux personnes en situation de détresse sociale et aboutit à une diminution des aides financières d’urgence à nos concitoyens les plus démunis.

Cette répartition des aides entre le Département et la Ville n’a aucune base légale et traduit des choix condamnables. C’est bien le nouveau règlement d’attribution des aides facultatives du CCAS de Savigny-sur-Orge voté en 2016 qui organise cette distinction. En effet, ce règlement précise bien que le « Conseil d’administration du C.C.A.S n’attribuera d’aides complémentaires que dans la mesure où les services du département auront attribué l’aide principale. »

Ce qui signifie aussi en pratique, que si le département via son antenne la Maison des Solidarités n’attribue pas d’aide facultative à un foyer avec enfant au titre de l’aide à l’enfance, alors le C.C.A.S de Savigny-sur-Orge n’en attribue pas non plus ! En conséquence, les familles concernées n’auront ni aide départementale ni aide communale ! Elles sont pénalisées deux fois !

Certes, la Loi attribue la compétence « aide à l’enfance » et aux « jeunes » jusqu’à 21 ans aux Départements, mais nos municipalités et nos CCAS peuvent déterminer en vertu des principes de libre-administration des collectivités territoriales et de la compétence générale leurs propres modalités d’intervention y compris en matière d’aides facultatives.

L’ancien règlement d’attribution des aides facultatives du CCAS, établi quand J. Marsaudon était maire, avait permis d’examiner au premier semestre 2015 quelques 120 dossiers et d’affecter 16 222 € d’aides. En 2016, le nombre de dossiers chutait déjà à 103, puis à 65 en 2017 et seulement 44 en 2018 pour un montant de 7 794 €. Avec ce nouveau règlement, les aides facultatives ont donc été divisées par 2 en nombre et en montant global !

Malheureusement il est fort peu probable que la pauvreté ait diminué à Savigny-sur-Orge entre 2015 et maintenant. En conséquence, il est urgent de mettre en œuvre une analyse des besoins sociaux qui permettra de faire correspondre l’attribution des aides nécessaires. Ainsi, la Ville et son CCAS assumeront enfin leur devoir de solidarité.

 

Jacques Senicourt, conseiller municipal, membre du Conseil d’administration du CCAS 

 

La Savinière, notre patrimoine

C'est en 1932 que René Legros, maire de Savigny-sur-Orge, lançait cette idée innovante : créer à La Tranche-sur-Mer, une colonie de vacances pour les enfants des familles modestes de la Ville. Depuis, des générations de Saviniens ont profité de ce service public, de cet outil vital pour des missions tant sociales qu’éducatives assurées par la commune. Les enseignants et les animateurs perdent un moyen pédagogique de grande qualité. En effet, suivre un cours animé par un enseignant qui explique les mouvements de la marée et ses causes face à l’océan est autre chose que de regarder un livre. Chaque année, ce sont plus de 60 classes et près de 400 enfants qui étaient reçus par la Savinière.

 

La Savinière, notre patrimoine bradé